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Lundi 15 janvier 2007
POUR ÉCONOMISER  LES ÉNERGIES  PRIMAIRES
J'économise l'eau 

(suite)

Salle de bains
Je préfère la douche au bain, c'est 100 litres "économisés" à chaque fois
- J'utilise une douchette munie d'une poignée interruptrice, qui coupe le flux lors du lavage et du frottage, afin d'économiser 50 % d'eau avant rinçage. (Le coût d'une poignée interruptrice est d'environ 10? dans n'importe quelle surface de bricolage. On la visse soi-même au tuyau de douche, tout simplement !).
- Je commence par me laver les cheveux avec du savon et je finis avec une quantité minimale de shampooing pour en faciliter le démêlage.
- Je me lave les dents, les mains ou me rase en coupant le robinet entre action et rinçage.

Salle de bains et cuisine

- J'opte pour des mitigeurs sur mes robinets. (Ils permettent d'économiser 10 % d'eau en réglant simultanément la température et le débit) .
- J'installe un aérateur (mousseur) fixé sur mes robinets afin d'économiser 35 % d'eau.
(à suivre...)

Par Catherine VILLA (GE Marseille) - Publié dans : ÉCOLOGIQUEMENT VÔTRE... Chaque geste compte
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Samedi 13 janvier 2007
LA FRAISICULTURE EN ANDALOUSIE

On évoque souvent la grande vadrouille des fraises, des pommes de terre ou des crevettes, à travers l’Europe et au delà. Mais peu de gens savent de quelle façon les fraises sont produites  en Espagne dans la région d’Alméria en Andalousie.
      
Tout le monde a vu un jour ou l’autre, à la télévision, l’océan de bâches qui recouvre des dizaines de milliers d’hectares dans cette région. Je dirai tout d’abord que sans les subventions Européennes, une telle gabegie n’aurait jamais pu voir le jour. Depuis son entrée dans l’UE, en 1986, l’Espagne a reçu 100 milliards d’euros de subventions…

       La culture sous bâche (petits tunnels ou serre) nécessite de grandes quantités d’intrants : engrais artificiels, fongicides et  insecticides. On en retrouve sur les fraises. On utilise aussi de grandes quantités de tourbe qui, comme chacun le sait,  est constituée d’humus presque pur, un vrai compost naturel.  Et vous savez d’où vient en grande partie, cette tourbe ? De Lituanie. Elle fait 4.000 km en camion, avant d’arriver dans le sud de l’Espagne ou du Portugal. Avec le retour, car il y a toujours un retour, ça fait 8000 km. (Notez-bien qu’on  trouve de cette tourbe aussi en France, dans les jardineries.) La commercialisation de ces fraises va entraîner, à son tour,  des parcours de 4000 à 6000 km aller et retour.
       Les fraises poussent de façon prodigieuse sur leur petit lit de tourbe. C’est mieux que la culture hydroponique. Mais sur le plan du rapport calories dépensées et calories récoltées, c’est calamiteux. Cela doit donner du 30 à 40 calories dépensées pour 1 calorie alimentaire produite, quand on inclut les transports. C’est souvent le cas dans l’agriculture productiviste. Tout ça pour manger, en plein hiver, des fraises au goût médiocre et comportant des résidus de pesticides.
       Depuis la nuit des temps, l’homme a été habitué à manger des fraises à la fin du printemps et à les attendre avec impatience. Maintenant, on en a tout le temps : il n’y a plus de désir, il n’y a plus de plaisir. Un vieux proverbe dit : « Tout est bon de saison ». Les fraises cultivées de façon à peu près naturelle et en agriculture péri-urbaine, n’ont besoin que d’une quantité très limitée d’énergie extérieure, pour arriver sur l’étal du marchand.
       En plus des subventions qui réduisent artificiellement les coûts de production, la main d’œuvre employée dans la fraisiculture et les autres productions sous serre est constituée d’étrangers en situation régulière ou irrégulière. Certains patrons promettent 23 euros pour 12-14 heures de travail, mais à la fin de la journée, les ouvriers n’en reçoivent souvent que 12. Actuellement, des jeunes femmes des pays de l’Est viennent cueillir les fraises en Andalousie. Elles sont, paraît-il, plus dociles que les Marocains. Mais certains patrons en profitent... Ils leur confisquent leur passeport et quelques-uns n’hésitent pas à se livrer auprès de certaines d’entre elles, à un chantage du genre « travail contre relation sexuelle ».
       Du point de vue agro-écologique, on peut dire que les maraîchers Andalous sont en train de se tirer une balle dans le pied. Ce genre de culture destructure les sols et assèche les nappes phréatiques. L’Andalousie possède encore quelques lambeaux de forêts. Certaines bordent l’océan de bâches.  Première conséquence : quand les bâches sont hors d’usage, certains fraisiculteurs les entassent tout près de la forêt. Parfois, un feu se déclare…. Quelques hectares de forêt partent en fumée, pour la même occasion.  Mais comme la Région n’a pas d’argent pour reboiser, elle  autorise les fraisiculteurs à y installer de nouveaux tunnels...
       J’ai visité, la Région d’Alméria, en 2004. Tous les dix kilomètres, on peut voir un énorme cube : c’est une usine qui fabrique des bâches de plastique (tiré du pétrole).  En outre, il y a un projet de construction de 15 usines de dessalage d’eau de la Méditerranée (avec des subventions Européennes, sans doute ), pour pallier l’assèchement des nappes phréatiques. C’est donc la fuite en avant la plus aberrante qui soit. Cette caricature d’Économie qui détruit les sols, pollue les zones côtières et  utilise des quantités phénoménales de carburant, est vouée à l’échec. Quand elle s’effondrera, la population se retrouvera encore plus pauvre qu’auparavant. Merci qui ? L’Union Européenne, dans sa forme actuelle. Pire : cette parodie d’Économie commence à faire naître des rancoeurs  entre les peuples. Il ne manquait plus que ça !

EVRARD Michel. Retraité de l’Enseignement Agricole (matière générale).
Par Michel EVRARD - Publié dans : ARTICLES 2007
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Samedi 13 janvier 2007
LE 18 ÈME SIÈCLE PRÉMICES DE L'ÉCOLOGIE MODERNE mais aussi premiers dégâts écologiques lorsque la multiplication des colonies est cause de déforestation."

Au XVIIe siècle, le renommé philosophe anglais Francis Bacon traite d'inductivisme et de sciences expérimentales : Novum organum scientiarum  (1620) .
René Descartes - mathématicien et philosophe français - offre une vision mécaniste du monde vivant et propose des règles de recherche scientifique et philosophique : Discours de la méthode (1637) - Les méditations métaphysiques (1641).

Au XVIIIe siècle, il y a de nombreux naturalistes, tels que Buffon ou Linné, dont les travaux sont parfois considérés comme les prémices de l'écologie moderne.
Buffon a propagé en France le goût pour l'étude de la nature.
Il commence par traduire plusieurs ouvrages d'Isaac Newton et de Stephen Hales, ce qui aiguise son intérêt pour la biologie. Il fait la connaissance de Voltaire et d'autres intellectuels à Paris et entre à l'Académie des sciences, à l'âge de 26 ans.
Il devient intendant du Jardin du roi (aujourd'hui Jardin des Plantes) en 1739. Excellent administrateur, il le transforme en centre de recherche et en musée, agrandissant considérablement le parc et faisant planter des arbres de toutes origines. Dès lors, il se consacre tout entier à l'histoire naturelle. Profitant des ressources que lui offre le grand établissement qu'il dirige et qu'il ne cesse d'enrichir, il entreprend de tracer le tableau de la nature entière. Son Histoire naturelle, dont les premiers volumes paraissent en 1749, l'occupera tout le reste de sa vie.

Systema naturæ  est l' ouvrage le plus important de Linné. Sa première édition remonte à 1735 , puis chaque nouvelle édition améliore son système et l'élargit. C'est avec la dixième édition, de 1758, qu'il généralise le système de nomenclature binominale.
C'est en 1753 que Linné fait publier Species plantarum (les espèces des plantes ) où il décrit environ 8000 végétaux différents pour lesquels il met en application de manière systématique sa nomenclature binominale.
(à suivre)
Par Catherine VILLA (GE Marseille) - Publié dans : HISTOIRE DE L'ÉCOLOGIE
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Lundi 8 janvier 2007
POUR ÉCONOMISER  LES ÉNERGIES  PRIMAIRES

J'économise l' eau

En règle générale
- J'achète les appareils les plus économiques en eau (classe A) : l'éventuel surcoût est vite amorti grâce aux économies d'eau.
- Je vérifie mes robinets "fuyant même très lentement "  ( dix gouttes par minute gâche un mètre cube d'eau par an, soit l' équivalent des besoins alimentaires d'un adulte) . À travers le monde, des centaines de millions de personnes ne disposent pas d'une telle quantité d'eau potable ! Je change donc régulièrement les joints  des robinets pour éviter les petites fuites .
- Je vérifie régulièrement ma consommation d'eau, en notant le chiffre du compteur d'eau, par exemple avant d'aller dormir, puis, avant toute utilisation : la moindre différence révèle une fuite. Les fuites gaspillent couramment plusieurs dizaines de litres par jour et jusqu'à 400 l par an . Pour localiser une fuite, je contrôle ma consommation après avoir fermé un par un les robinets d'arrivée (sous l'évier, sous le lavabo, chasse d'eau...).
Par Catherine VILLA (GE Marseille) - Publié dans : ÉCOLOGIQUEMENT VÔTRE... Chaque geste compte
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Lundi 8 janvier 2007
SITUATION AGRO-ÉCOLOGIQUE DE LA FRANCE
 
             La France dispose de 20 à 22 millions d’hectares cultivés qui reçoivent 10 à 12 millions de tonnes d’engrais artificiels (tirés en grande partie, des hydrocarbures) et 60.000 tonnes de produits phytosanitaires, par an.
Dans le même temps, elle importe environ 5 millions de tonnes d’aliment pour bétail, sans parler de ce qu’elle importe pour les êtres humains.
Voilà l’origine de nos excédents agricoles.
Voilà pourquoi on peut mettre 7 millions d’hectares en jachère, ce qui oblige les agriculteurs à utiliser davantage d’engrais artificiels et de matériel agricole et fait le bonheur des imports-exports. Voilà pourquoi tout le monde pense qu’on peut urbaniser tant et plus, puisqu’on ne sait pas quoi faire des excédents agricoles… Chaque année, l’agriculture perd 30.000 hectares environ, à cause de l’urbanisation et de la construction de nouvelles routes. 50% des zones humides ont été asséchées. Dans nombre de régions, le niveau des nappes phréatiques est au plus bas.
              Nos grandes plaines agricoles commencent à donner des signes de faiblesse, à cause de la surexploitation qu’elles subissent depuis longtemps et plus particulièrement, depuis 1945. On estime qu’un tiers de la SAU (surface agricole utile) est érodé, c’est-à-dire que les terres ont perdu une grande partie des particules minérales ou végétales qui en assuraient la fertilité. Dans certains endroits, l’augmentation des doses d’engrais artificiels ne sert plus à rien. En conséquence, les OGM et certaines cultures  « énergétiques » qui exigent  des sols très riches ou des doses massives d’engrais artificiels ne feront qu’aggraver le délabrement des sols.
              Les nappes phréatiques, les cours d’eau sont pollués à divers degrés. Mais il est à signaler que l’urbanisation et la circulation en sont aussi responsables que l’agriculture.  Les gaz d’échappement n’empoisonnent pas seulement les automobilistes qui roulent pare-choc contre pare-choc,  mais aussi les cultures situées de chaque côté des routes.
              Contrairement à certains reportages tapageurs sur l’irrigation, il faut savoir que l’agriculture n’utilise que  11%  de la totalité de l’eau consommée en France ; l’industrie, 12% ; l’eau potable, 18% ; l’énergie, 59%, d’après la FNSEA.
              La surface couverte de béton ou de goudron équivaut à 6 départements. En été, elle se transforme en fours solaires qui accentuent la formation d’ozone, responsable de diverses maladies et de nombreux décès, en période de canicule (entre 15% et 30%, selon une étude réalisée par l’Institut pour une médecine préventive et sociale de Bâle, après celle de 2003).
              Coup d’oeil en dehors de nos frontières. L’Europe importe 70% de l’alimentation pour son bétail, sans parler des millions de tonnes qu’elle importe pour les êtres humains. 15% de ses terres est en mauvais état. La pollution y tue 360.000 personnes, chaque année. Source : FR 3.
              Philippe Desbrosses, ingénieur agronome, spécialiste de l’agrobiologie,  a écrit en 1988, « Le Krach alimentaire». Il vient de publier avec plusieurs scientifiques et Nicolas Hulot « L’impasse alimentaire ? ». A lire également « La malbouffe n’est pas une fatalité ou les sillons de la colère» d’André Pochon. La classe politique ne peut pas ignorer la fragilisation de nos sources d’approvisionnement en denrées alimentaires. Elle est en train de nous préparer un fiasco pire que l’affaire de la vache folle, du sang contaminé et de l’amiante, à cette différence que c’est toute la population qui sera concernée…
             Il ne faut surtout pas incriminer les agriculteurs. Une politique inepte les oblige à pratiquer une agriculture contre-nature. Les subventions qu’ils reçoivent, ne sont que des lots de consolation, par rapport aux revenus auxquels ils pourraient légitimement aspirer et qui leur permettraient de pratiquer une agriculture saine et suffisamment productive.
              1°/  Il est impératif de stopper l’augmentation de la population. Il faut aider les pauvres chez eux. 2°/ On doit procéder à une vaste restructuration de notre cadre de vie, à partir de terrains déjà artificialisés. Une autre activité du BTP  devrait être l’amélioration des logements existants et de leurs systèmes de chauffage. 3°/ Il faut procéder à une grande réforme agraire.
              Nous risquons déjà de laisser une dette phénoménale à nos enfants. Nous avons pollué leur environnement et mis leur santé en péril. Évitons leur, au moins, les pénuries alimentaires, en mettant fin au saccage des terres agricoles et à une urbanisation qui a dépassé depuis longtemps, le stade de l’utile et de l’acceptable et qui ne sert qu’à gonfler « artificiellement » le PIB.

EVRARD Michel. Membre de Génération-Écologie en Haute-Savoie.                                                  

Ancien professeur de Français en lycée agricole
Par Michel EVRARD - Publié dans : ARTICLES 2007
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