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ARTICLES 2007

Lundi 1 janvier 2007
Ce « On » nous va très bien ….
En effet il est défini comme « Indéfini », ce qui nous dégage pratiquement de toutes responsabilités dans nos actions … !

Génial non ?

Mais voilà, notre planète se rebiffe ; alors :

Si on était sérieux,
Nous laisserions plus souvent notre véhicule au garage.
Si on était sérieux,
Je pratiquerais davantage la marche à pied.
Si on était sérieux,
Nous jouerions plus souvent la carte du partage.
Si on était sérieux,
Je développerais plus, dans mon entourage, l’amitié.
Si on était sérieux,
Nous augmenterions encore la collecte sélective.
Si on était sérieux,
Je me préoccuperais de chaque goutte d’eau économisée.
Si on était sérieux,
Nous réduirions nos emballages de manière significative.
Si on était sérieux,
Je veillerais à ma consommation d’électricité.
Si on était sérieux,
Nous tirerions un peu moins sur la cigarette.
Si on était sérieux,
J’achèterais davantage au rayon « commerce équitable ».
Si on était sérieux,
Nous voterions « écologiste » depuis belle lurette.
Si on était sérieux,
Je devrais m’initier au « développement durable ».

Si on était sérieux,
Nos Édiles  s’entraîneraient à parler moins et agir plus.
Si on était sérieux,
Nos syndicats deviendraient plus respectueux de la démocratie.
Si on était sérieux,
Nos jeunes banlieusards caillasseraient moins les bus.
Si on était sérieux,
Nos administrations chasseraient mieux le « gaspi ».

Épilogue :
Les grandes instances internationales s’escriment à provoquer régulièrement de grandes messes, d’où il ne sort en général rien, sauf quelques bonnes intentions, jamais mises en pratiques.
Ces réunions coûtent en général plusieurs milliards d’Euros, sans compter les frais annexes et dégradations subies par les villes organisatrices.
Ne vaudrait-il pas mieux utiliser les sièges conférenciers existants (ONU, Parlement Européen, Vienne, Genève) ou les vidéos conférences et utiliser cet argent pour financer les programmes de réinsertion ou de distribution d’eau potable, création de dispensaires, organiser des transports fiables ;  etc. etc. ?

Proposé par Albert BALDINI (GE 83)
Par Albert BALDINI (GE 83)
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Lundi 8 janvier 2007
SITUATION AGRO-ÉCOLOGIQUE DE LA FRANCE
 
             La France dispose de 20 à 22 millions d’hectares cultivés qui reçoivent 10 à 12 millions de tonnes d’engrais artificiels (tirés en grande partie, des hydrocarbures) et 60.000 tonnes de produits phytosanitaires, par an.
Dans le même temps, elle importe environ 5 millions de tonnes d’aliment pour bétail, sans parler de ce qu’elle importe pour les êtres humains.
Voilà l’origine de nos excédents agricoles.
Voilà pourquoi on peut mettre 7 millions d’hectares en jachère, ce qui oblige les agriculteurs à utiliser davantage d’engrais artificiels et de matériel agricole et fait le bonheur des imports-exports. Voilà pourquoi tout le monde pense qu’on peut urbaniser tant et plus, puisqu’on ne sait pas quoi faire des excédents agricoles… Chaque année, l’agriculture perd 30.000 hectares environ, à cause de l’urbanisation et de la construction de nouvelles routes. 50% des zones humides ont été asséchées. Dans nombre de régions, le niveau des nappes phréatiques est au plus bas.
              Nos grandes plaines agricoles commencent à donner des signes de faiblesse, à cause de la surexploitation qu’elles subissent depuis longtemps et plus particulièrement, depuis 1945. On estime qu’un tiers de la SAU (surface agricole utile) est érodé, c’est-à-dire que les terres ont perdu une grande partie des particules minérales ou végétales qui en assuraient la fertilité. Dans certains endroits, l’augmentation des doses d’engrais artificiels ne sert plus à rien. En conséquence, les OGM et certaines cultures  « énergétiques » qui exigent  des sols très riches ou des doses massives d’engrais artificiels ne feront qu’aggraver le délabrement des sols.
              Les nappes phréatiques, les cours d’eau sont pollués à divers degrés. Mais il est à signaler que l’urbanisation et la circulation en sont aussi responsables que l’agriculture.  Les gaz d’échappement n’empoisonnent pas seulement les automobilistes qui roulent pare-choc contre pare-choc,  mais aussi les cultures situées de chaque côté des routes.
              Contrairement à certains reportages tapageurs sur l’irrigation, il faut savoir que l’agriculture n’utilise que  11%  de la totalité de l’eau consommée en France ; l’industrie, 12% ; l’eau potable, 18% ; l’énergie, 59%, d’après la FNSEA.
              La surface couverte de béton ou de goudron équivaut à 6 départements. En été, elle se transforme en fours solaires qui accentuent la formation d’ozone, responsable de diverses maladies et de nombreux décès, en période de canicule (entre 15% et 30%, selon une étude réalisée par l’Institut pour une médecine préventive et sociale de Bâle, après celle de 2003).
              Coup d’oeil en dehors de nos frontières. L’Europe importe 70% de l’alimentation pour son bétail, sans parler des millions de tonnes qu’elle importe pour les êtres humains. 15% de ses terres est en mauvais état. La pollution y tue 360.000 personnes, chaque année. Source : FR 3.
              Philippe Desbrosses, ingénieur agronome, spécialiste de l’agrobiologie,  a écrit en 1988, « Le Krach alimentaire». Il vient de publier avec plusieurs scientifiques et Nicolas Hulot « L’impasse alimentaire ? ». A lire également « La malbouffe n’est pas une fatalité ou les sillons de la colère» d’André Pochon. La classe politique ne peut pas ignorer la fragilisation de nos sources d’approvisionnement en denrées alimentaires. Elle est en train de nous préparer un fiasco pire que l’affaire de la vache folle, du sang contaminé et de l’amiante, à cette différence que c’est toute la population qui sera concernée…
             Il ne faut surtout pas incriminer les agriculteurs. Une politique inepte les oblige à pratiquer une agriculture contre-nature. Les subventions qu’ils reçoivent, ne sont que des lots de consolation, par rapport aux revenus auxquels ils pourraient légitimement aspirer et qui leur permettraient de pratiquer une agriculture saine et suffisamment productive.
              1°/  Il est impératif de stopper l’augmentation de la population. Il faut aider les pauvres chez eux. 2°/ On doit procéder à une vaste restructuration de notre cadre de vie, à partir de terrains déjà artificialisés. Une autre activité du BTP  devrait être l’amélioration des logements existants et de leurs systèmes de chauffage. 3°/ Il faut procéder à une grande réforme agraire.
              Nous risquons déjà de laisser une dette phénoménale à nos enfants. Nous avons pollué leur environnement et mis leur santé en péril. Évitons leur, au moins, les pénuries alimentaires, en mettant fin au saccage des terres agricoles et à une urbanisation qui a dépassé depuis longtemps, le stade de l’utile et de l’acceptable et qui ne sert qu’à gonfler « artificiellement » le PIB.

EVRARD Michel. Membre de Génération-Écologie en Haute-Savoie.                                                  

Ancien professeur de Français en lycée agricole
Par Michel EVRARD
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Samedi 13 janvier 2007
LA FRAISICULTURE EN ANDALOUSIE

On évoque souvent la grande vadrouille des fraises, des pommes de terre ou des crevettes, à travers l’Europe et au delà. Mais peu de gens savent de quelle façon les fraises sont produites  en Espagne dans la région d’Alméria en Andalousie.
      
Tout le monde a vu un jour ou l’autre, à la télévision, l’océan de bâches qui recouvre des dizaines de milliers d’hectares dans cette région. Je dirai tout d’abord que sans les subventions Européennes, une telle gabegie n’aurait jamais pu voir le jour. Depuis son entrée dans l’UE, en 1986, l’Espagne a reçu 100 milliards d’euros de subventions…

       La culture sous bâche (petits tunnels ou serre) nécessite de grandes quantités d’intrants : engrais artificiels, fongicides et  insecticides. On en retrouve sur les fraises. On utilise aussi de grandes quantités de tourbe qui, comme chacun le sait,  est constituée d’humus presque pur, un vrai compost naturel.  Et vous savez d’où vient en grande partie, cette tourbe ? De Lituanie. Elle fait 4.000 km en camion, avant d’arriver dans le sud de l’Espagne ou du Portugal. Avec le retour, car il y a toujours un retour, ça fait 8000 km. (Notez-bien qu’on  trouve de cette tourbe aussi en France, dans les jardineries.) La commercialisation de ces fraises va entraîner, à son tour,  des parcours de 4000 à 6000 km aller et retour.
       Les fraises poussent de façon prodigieuse sur leur petit lit de tourbe. C’est mieux que la culture hydroponique. Mais sur le plan du rapport calories dépensées et calories récoltées, c’est calamiteux. Cela doit donner du 30 à 40 calories dépensées pour 1 calorie alimentaire produite, quand on inclut les transports. C’est souvent le cas dans l’agriculture productiviste. Tout ça pour manger, en plein hiver, des fraises au goût médiocre et comportant des résidus de pesticides.
       Depuis la nuit des temps, l’homme a été habitué à manger des fraises à la fin du printemps et à les attendre avec impatience. Maintenant, on en a tout le temps : il n’y a plus de désir, il n’y a plus de plaisir. Un vieux proverbe dit : « Tout est bon de saison ». Les fraises cultivées de façon à peu près naturelle et en agriculture péri-urbaine, n’ont besoin que d’une quantité très limitée d’énergie extérieure, pour arriver sur l’étal du marchand.
       En plus des subventions qui réduisent artificiellement les coûts de production, la main d’œuvre employée dans la fraisiculture et les autres productions sous serre est constituée d’étrangers en situation régulière ou irrégulière. Certains patrons promettent 23 euros pour 12-14 heures de travail, mais à la fin de la journée, les ouvriers n’en reçoivent souvent que 12. Actuellement, des jeunes femmes des pays de l’Est viennent cueillir les fraises en Andalousie. Elles sont, paraît-il, plus dociles que les Marocains. Mais certains patrons en profitent... Ils leur confisquent leur passeport et quelques-uns n’hésitent pas à se livrer auprès de certaines d’entre elles, à un chantage du genre « travail contre relation sexuelle ».
       Du point de vue agro-écologique, on peut dire que les maraîchers Andalous sont en train de se tirer une balle dans le pied. Ce genre de culture destructure les sols et assèche les nappes phréatiques. L’Andalousie possède encore quelques lambeaux de forêts. Certaines bordent l’océan de bâches.  Première conséquence : quand les bâches sont hors d’usage, certains fraisiculteurs les entassent tout près de la forêt. Parfois, un feu se déclare…. Quelques hectares de forêt partent en fumée, pour la même occasion.  Mais comme la Région n’a pas d’argent pour reboiser, elle  autorise les fraisiculteurs à y installer de nouveaux tunnels...
       J’ai visité, la Région d’Alméria, en 2004. Tous les dix kilomètres, on peut voir un énorme cube : c’est une usine qui fabrique des bâches de plastique (tiré du pétrole).  En outre, il y a un projet de construction de 15 usines de dessalage d’eau de la Méditerranée (avec des subventions Européennes, sans doute ), pour pallier l’assèchement des nappes phréatiques. C’est donc la fuite en avant la plus aberrante qui soit. Cette caricature d’Économie qui détruit les sols, pollue les zones côtières et  utilise des quantités phénoménales de carburant, est vouée à l’échec. Quand elle s’effondrera, la population se retrouvera encore plus pauvre qu’auparavant. Merci qui ? L’Union Européenne, dans sa forme actuelle. Pire : cette parodie d’Économie commence à faire naître des rancoeurs  entre les peuples. Il ne manquait plus que ça !

EVRARD Michel. Retraité de l’Enseignement Agricole (matière générale).
Par Michel EVRARD
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Mardi 23 janvier 2007
Les boues sous le 'ferry-boââât' de Marseille dans le béton du futur

Entre Marseille et Toulon, dans le sud de la France, un projet pilote tente d'associer durablement BTP et environnement en fabriquant du béton à partir de boues polluées extraites des ports de la Côte d'Azur et bientôt de Bretagne et d'Italie.
....
"Pour fabriquer ce béton, nous avons remplacé le ciment par des sédiments (vase, ndlr) dragués dans les ports du Var et de Marseille", explique à l'AFP Didier Grosdemange, ingénieur pour le bureau d'études In Vivo, l'un des partenaires de ce projet pilote initié par le conseil général du Var. ....
Après avoir rendu inertes les polluants contenus dans cette vase, les ingénieurs tenteront également d'en faire des remblais pour les routes et les carrières.
Un recyclage d'autant plus important que ce sont des millions de mètres cubes de boues polluées qui doivent être extraits des ports européens... afin de restaurer les milieux marins.
...
Bouteilles, pneus, chaussures et plastiques flottent dans la vase qui a été extraite du Vieux-Port et est stockée dans une cuve à La Seyne-sur-Mer (Var). Plus grave, ces boues portuaires contiennent aussi des métaux lourds (plomb, cadmium, cuivre...), présents dans les peintures utilisées dans le
passé pour la coque des bateaux, ainsi que des hydrocarbures.
...
Les expériences menées sur le port de la Seyne incluent le traitement des vases par oxydation à l'air libre mais aussi par ajout d'acide phosphorique pour piéger les métaux lourds dans un cristal qui les rend inertes.
Un comité composé de scientifiques de l'Ifremer, du CNRS, des universités de Caen, Marseille et Pau supervise le tout....
...
En 2015, si la qualité des eaux portuaires n'atteint pas les
niveaux fixés par l'UE, les amendes s'élèveront à 154.000 euros par jour.


Référence de l'article : www.batiweb.com
Article indiqué par Christine BRAMBILLA

Et d'autres boues à recycler !!!
....Les boues qui enlisent et polluent le fond de nos ports ne sont pas les seuls déchets dont nous avons à nous soucier et dont les générations futures auront à s'inquiéter.
Pour ne parler que de boues, il y a celles de nos stations de traitement des eaux. Il faut savoir que, rien que dans les Alpes Maritimes, elles représentent des volumes importants: plus de 90 000 tonnes par an. On ne sait pas trop qu'en faire. Régulièrement, on nous parle, en les mélangeant à des déchets verts, de les répandre sur les sols pauvres ou d'en faire des engrais que des entrepreneurs se chargent ensuite d'écouler dans le commerce de la jardinerie… La composition de ces boues varie considérablement selon le lieu de la station d'épuration ; leur teneur en métaux lourds est aléatoire.
Le plus généralement, ces boues sont brûlées dans des fours à chaux ou des incinérateurs. La solution miracle pour s'en défaire sans porter atteinte à l'environnement ne semble pas avoir été trouvée. Il n'empêche, la tentative faite par le Conseil général du Var, concernant les boues de ses ports va dans le bon sens. La nature ne s'en plaindra pas… nous non plus !

Source  article complet  : www.pariscotedazur.fr - janvier 2007 - mention@pariscotedazur.fr -


Par Proposé par C. VILLA (GE 13)
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Dimanche 28 janvier 2007
PREMIÈRE "RENCONTRES NATIONALES DE L'ORGANIQUE"

Utiliser le déchet comme ressource au centre des 1ère Rencontres Nationales de l’Organique, les 6 et 7 février 2007 co-organisées par le Grand Nancy et le Réseau IDEAL au Palais des Congrès de Nancy. Quelle que soit l’ampleur de la collectivité dont il a la responsabilité, quel élu n’a pas été confronté à la question des débouchés des déchets que nous produisons ?


La première édition des “Rencontres de l’organique » se propose d’ouvrir des perspectives à cette problématique : les déchets organiques des ménages et les boues de stations d'épuration constituant en effet une ressource potentielle à exploiter. Et le développement d’une filière commune de valorisation est l’un des défis à relever ces dix prochaines années.

La préservation des ressources naturelles : enjeu majeur de ce nouveau siècle. ...
... Le co-compostage à la ferme est un mode de gestion de proximité des déchets organiques d'une collectivité, le plus souvent des déchets verts, par un groupe d'agriculteurs éleveurs, en compostage avec leurs effluents d'élevage.
L'agriculteur réalise ainsi un acte citoyen positif, puisqu'il participe au recyclage des déchets verts de la collectivité et/ou des professionnels paysagistes concernés.

.... Cette solution, parmi d’autres, sera présentée le mardi 6 février, lors d’un atelier intitulé « quel type de traitement pour quelle taille de collectivité ? »


Retrouvez toutes les informations concernant cet évènement :
http://www.actualites-news-environnement.com/20070123-dechet-ressource-Rencontres-Organique.php
Par Catherine VILLA (GE Marseille)
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Texte libre

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