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ARTICLES 2006

Lundi 2 janvier 2006
TOUT SUR LA DIRECTIVE EUROPÉENNE

Une date historique
: le 23 octobre 2000 les ministres de l'environnement des 15 pays de l'Union européenne ont adopté, à l'unanimité, une directive cadre sur l'eau (DCE).
Objectif : atteindre partout en Europe un "bon état" des eaux et des milieux aquatiques.

Date butoir
: 2015, dans dix ans !
Ce texte, très complet et fort ambitieux, a été transposé en droit français par la loi du 21 avril 2004. Il est donc applicable. Il oblige à réexaminer toute la politique de l'eau. Pour s'associer à ce grand chantier - avec l'Agence de l'eau Seine Normandie - Ile-de-France Environnement présente l'analyse détaillée de la DCE (voir également dans ce numéro page 4 "Le nouveau Comité de bassin Seine Normandie se met au travail"). Des objectifs et des innovations La directive fixe un objectif : atteindre en Europe un bon état des eaux souterraines et superficielles, rivières, lacs, eaux côtières et de transition, en 2015 ; réduire voire supprimer les rejets de certaines substances. La DCE ne remet pas en cause les fondements de la politique de l'eau en France définis par les lois de 1964 et de 1992. Elle confirme : · la gestion par bassin qui est une unité hydrographique naturelle ; · la place du milieu naturel comme élément central de la politique de l'eau (la loi sur l'eau du 3 janvier 1992 affirme le principe de gestion équilibrée de la ressource) ; · le principe " pollueur- payeur " (ou qui pollue paye et qui dépollue est aidé) ; · le rôle des acteurs de l'eau dans la gestion, à travers le Comité de bassin.
La directive cadre européenne sur l'eau comprend six innovations :
1 - Une méthode de travail sur chaque district hydrographique : état des lieux, objectifs à atteindre, programme d'actions pour atteindre ces objectifs. Dans chaque bassin, les Schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) ont vocation à devenir les plans de gestion demandés par la DCE.
2 - Une obligation de résultats : atteindre le bon état des eaux et des milieux aquatiques d'ici 2015 et stopper la dégradation de la ressource. Cela passe par une diminution et un contrôle des pollutions dues aux rejets des zones urbaines, de l'agriculture et de l'industrie. Les dérogations éventuelles de délai ou d'objectif doivent être motivées.
3 - L'écosystème au premier plan : respect des écosystèmes aquatiques et des zones humides.
4 - Une tarification de l'eau équitable et transparente prenant en compte les dommages environnementaux : les États doivent mettre en ?uvre la récupération des coûts conformément au principe pollueur - payeur ; le prix de l'eau doit être justifié.
5 - La participation du public - dans le cadre défini par la convention d'Aarhus - est obligatoire. La DCE appelle ainsi à la transparence de la gestion de l'eau.
6 - La prise en compte des considérations socio-économiques : tous les usages de l'eau doivent être identifiés (loisirs, pêche, agriculture, industrie, consommation d?eau potable) en évaluant l'importance socio-économique de chacun.
Qu'est-ce que le "bon état" des eaux ? La directive cadre européenne sur l'eau, dans son article 4, impose d'atteindre un bon état global des masses d'eau, à la fois quantitativement et qualitativement. L'aspect quantitatif concerne essentiellement les nappes d'eau souterraines, trop souvent surexploitées et dont les réserves peuvent faire défaut en cas de précipitations insuffisantes. Les prélèvements ne doivent pas dépasser la capacité naturelle des nappes à se recharger. Le préambule de la DCE rappelle aussi que leur "état quantitatif [...] peut avoir une incidence sur la qualité écologique des eaux de surface". Les critères de qualité chimique s'appliquent aux eaux de surface comme souterraines, courantes ou stagnantes, douces ou salées. Une liste de polluants prioritaires, dont les rejets devraient être réduits progressivement, a été dressée par la Commission européenne. Elle vise essentiellement les "substances dangereuses prioritaires" de par leur toxicité et leur persistance dans l'environnement et les organismes vivants, ainsi que leurs autres effets potentiels. Elles devront être supprimées d'ici 2020. La DCE renvoie sur ce point aux normes fixées par les directives antérieures. Des éléments de qualité écologique sont également requis pour les eaux de surface. Ils seront fonction de paramètres biologiques (faune, flore, biodiversité), hydromorphologiques (débit, substrat), et physico-chimiques (oxygénation, nutriments). Un "très bon état" correspond aux valeurs admises pour un milieu non perturbé ; le "bon état" s'en écarte quelque peu sous l'effet des activités humaines. Par suite, on définit des états "moyen", "médiocre" et "mauvais". Le bon état des masses d'eau superficielles doit aussi permettre d'en diversifier les usages (eau potable, irrigation, pêche, loisirs, transport). Il est nécessaire d'évaluer aujourd'hui l'état des masses d'eau ainsi que les pressions qu'elles subissent afin d'évaluer les efforts à fournir pour atteindre un bon état en 2015. Pour ce faire, le texte de la directive (Annexe V) indique quelles en sont les conditions. Les politiques actuelles menées dans le domaine de l'eau ne seront sans doute pas suffisantes pour atteindre ces objectifs. En revanche, lorsque le "bon état" est déjà atteint, il s'agira de s'appliquer à le maintenir. Des considérations particulières ont été prévues pour les milieux trop affectés (dits" fortement modifiés") et dont le retour à un bon état paraît improbable, pour un coût acceptable ou pour des raisons techniques. Il faudra alors veiller au maintien en l'état et éviter une dégradation supplémentaire. L'objectif n'est plus un bon "état" mais un bon "potentiel". Un report de délai pourra alors être accordé sous réserve de justifications. De même, malgré toutes les précautions prises, des circonstances dues aux hommes (travaux d'intérêt général majeur) ou à la nature (inondations) peuvent dévier des objectifs de bon état. Elles sont prévues. Il en va de même pour les accidents. Dans les deux cas, il faudra veiller à en diminuer les conséquences et les effacer au plus vite.

Comment atteindre les objectifs ?
La DCE donne une méthodologie pour parvenir aux objectifs.
1 - Coordonner par districts hydrographiques (art.3) L'application de la DCE, nécessite une coordination de toutes les mesures qu 'elle impose à l'échelle de districts hydrographiques. Ceux-ci ont été définis en 2003. Le découpage du territoire français en bassins hydrographiques sera un peu modifié pour donner une dimension internationale à certains d'entre eux : Escaut, Meuse, Rhin.
2 - Dresser un état des lieux (art.5) Cette étape a été réalisée en 2004 dans chacun des grands bassins hydrographiques. Elle a notamment permis d'identifier les usages préférentiels de l'eau, leurs impacts sur le milieu, mais aussi ceux dont la qualité, actuellement très mauvaise, semblent ne pas pouvoir atteindre l'objectif visé d?ici 2015.
3 - Tenir un registre des zones protégées (art.6) Certaines zones doivent être l'objet d'attentions particulières : captages d'alimentation en eau potable, zones de baignade qui devraient être d'une excellente qualité pour préserver la santé humaine. Les zones sensibles à l'eutrophisation, vulnérables aux pollutions par les nitrates d'origine agricole et celles nécessitant une protection des habitats et des espèces figurent également dans ce registre. L'ensemble de ces secteurs a fait l'objet d'un recensement en 2004 et devra être mis à jour régulièrement.
 4 - Programmer la surveillance (art.8) L'établissement d'un programme de surveillance (prévu pour 2006) permettra à la fois de suivre l'évolution de la qualité et de la quantité des masses d'eau, mais aussi de veiller au respect de la nouvelle réglementation.
5 - Analyser les coûts des services liés à l'eau : eau potable/eaux usées ; collecte, traitements (art.9). La question du prix de l'eau fait partie intégrante de la directive cadre. L'accent est mis sur la réelle contribution de chacun (industriel, agriculteur, ou ménage) à la dégradation de la qualité de l'eau et sur sa participation à la réparation des dommages (principe pollueur-payeur). La transparence des résultats et la tarification proportionnelle à l'utilisation de l'eau devraient inciter à consommer et à rejeter moins de polluants.
6 - Programmer des mesures (art.11) La mise en oeuvre d'un programme de mesures d'ici 2009 sera nécessaire pour atteindre les objectifs intermédiaires et finaux, pour engager des actions correctives en cas de dégradation ou d'améliorations non suffisantes de la qualité de l'eau. Il devra reposer sur des dispositifs réglementaires et financiers. 7 - Etablir des plans de gestion (art.13) Un plan de gestion est prévu (d'ici 2009) dans chaque district hydrographique. Il fixe les objectifs successifs pour atteindre un "bon état" en 2015. Il correspond, en fait, à une partie des SDAGE actuels et doit présenter l'ensemble des étapes précédemment citées. La participation des citoyens (art.14) "Le succès de la directive requiert l'information, la consultation et la participation du public, y compris des utilisateurs" (préambule). En effet, le concours des citoyens est rendu obligatoire pour atteindre les objectifs de la directive. Pour qu'ils y adhèrent, il est nécessaire de les inviter à prendre part aux décisions. Pour cela, un maximum de documents doit être mis à la disposition du public (c'est l'information) afin qu'il puisse donner son avis (c'est la consultation). La participation active doit aussi être encouragée envers toutes les "parties concernées" (ou acteurs de l'eau, qui ont un intérêt ou un enjeu, comme les associations).
Plusieurs étapes de consultation du public sont prévues, la première a eu lieu en Ile-de-France jusqu'en novembre 2005. Dans ce processus de sensibilisation et de formation du public le rôle des associations est essentiel. Les 4 priorités du bassin Seine - Normandie L'état des lieux du bassin Seine-Normandie, réalisé en 2004, a permis d'identifier quatre grands enjeux et de dégager, pour chacun d'entre eux, des pistes d'actions nécessaires pour le maintien ou le retour à une bonne qualité des eaux.
1 - Protéger la santé et l'environnement en améliorant la qualité de l'eau et des milieux aquatiques : · Réduire les rejets d'azote et de phosphore provenant de l'agriculture (en modifiant les pratiques culturales), des eaux usées (en continuant la modernisation des stations d'épuration), des lessives (en favorisant celles ne contenant pas de phosphates) ; · Réduire les pollutions chimiques (par les pesticides, métaux lourds et autres micropolluants organiques) toxiques pour l'homme et les écosystèmes en encourageant d'autres pratiques agricoles et industrielles, mais aussi en adoptant un comportement éco-citoyen ; · Réduire la pollution microbiologique du littoral pouvant affecter la santé humaine (baignade ou consommation de coquillages contaminés) ; · Protéger et restaurer les milieux aquatiques (rivières, lacs, zones humides) aujourd'hui trop artificialisés, pour favoriser la diversité des habitats et des espèces mais aussi leur redonner leurs rôles épuratoire et régulateur.
2 - Anticiper les crises : inondation et sécheresse : · Prévenir les risques d'inondation et limiter leurs impacts. Le traitement de l'information et le développement des outils de modélisation sont à la base de la prévision. Proscrire l'urbanisation en zones humides et inondables (servitudes, Plans de prévention des risques d'inondation, PPRI), restaurer les zones d'expansion des crues et informer le public. · Partager l'eau en période de sécheresse : limiter les prélèvements et favoriser les usages prioritaires tout en préservant les milieux naturels .
3 - Favoriser un financement ambitieux et équilibré Le prix de l'eau est en constante augmentation pour répondre aux besoins en traitements de plus en plus poussés et au renouvellement des équipements de potabilisation et d'assainissement. Mais les taxes actuellement prélevées ne sont pas proportionnelles aux prélèvements d'eau et aux rejets. Une nouvelle tarification inciterait à mieux consommer l'eau.
4 - Renforcer, développer et pérenniser les politiques de gestion locale : Les collectivités locales sont l'échelon privilégié de la mise en oeuvre du SDAGE. Pour atteindre les objectifs fixés par la directive cadre sur l'eau. Leur implication dans l'élaboration des SAGE (Schémas d'aménagement et de gestion des eaux), dans la protection des captages, dans la gestion des stations d'épuration, dans l'aménagement des cours d'eau doit être renforcée.

Calendrier

  • Mai - novembre 2005 : Consultation du public.
  • Décembre 2005 : présentation de la synthèse des avis du public au Comité de bassin.
  • Janvier - mars 2006 : les commissions géographiques examinent les propositions à faire pour atteindre le "bon état" en 2015.
  • Fin 2006 : avant-projet du SDAGE par le Comité de bassin.
  • 2007/2008 : le projet de SDAGE est soumis à la consultation du public, des assemblées locales et des chambres consulaires.
  • Fin 2008 : adoption du SDAGE par le Comité de bassin. Approbation par le préfet de bassin.
  • 2009/2015 : mise en oeuvre du SDAGE et poursuite des objectifs.
Par Michel VERNA
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Mardi 3 janvier 2006
LETTRE OUVERTE AUX MAIRES

Mesdames, Messieurs les Maires.

Comme tous les ans, à la même époque, vous risquez d’être confrontés aux dangers qu’engendre la pratique de l’écobuage.
Vous n’êtes pas sans savoir que chaque année l’écobuage est responsable de nombreux dégâts, même des pertes de vies humaines ont malheureusement étaient déplorées.

Nous avons fait des propositions, soulignées comme intéressantes par la commission des pétitions de l’Union Européenne. L’U.E. précisant que les dispositions de notre proposition doivent trouver une application nationale ou locale.
Voici copie de cette proposition
Proposition n° 8
Proposition portant sur une obligation de demande d'autorisation, pour effectuer des brûlis ou
incinération de végétaux sur pied (écobuages) et interdiction de cette pratique sur une bande de 200 mètres avant les abords forestiers et de 100 mètres des routes, des chemins ouverts à la circulation et des constructions (Vous pouvez trouver l’ensemble des propositions à destination des maires sur notre site : www:generation.ecologie.com)
Dans certains départements, les préfets prennent des arrêtés soumettant à
déclaration cette pratique. Il faut savoir que les textes, en général, sont peu ou mal respectés. Il vous appartient en tant que maires de veiller à la sécurité des personnes et des biens de votre commune, en prenant un arrêté communal allant dans le sens de notre proposition. Vous pourrez être juge du bien fondé de la requête et ne donner votre aval que si vous estimez que l’écobuage peut être pratiqué sans danger. Il est, bien entendu, qu’un tel arrêté deviendrait caduc en cas d’interdiction nationale ou préfectorale.
En vous remerciant de l’attention que vous avez bien voulu porter à notre lettre.

Veuillez Mesdames, Messieurs les Maires agréer les sentiments de notre haute considération


Pour la Commission forêts de Génération Ecologie
avec le soutien de
Madame France Gamerre, Présidente de Génération Ecologie  
Par Raymond CHAUMONT
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Jeudi 9 février 2006
L'ALLEMAGNE SE LANCE DANS L'ÉOLIEN OFFSHORE

Jeudi 2 février, l'Allemagne a annoncé l'achèvement de la construction de sa première éolienne offshore en mer Baltique, près de Rostock, dans le nord du pays.

Cette éolienne du groupe allemand Nordex est haute de 125 mètres. Elle sera connectée au réseau et commencera à produire de l'électricité d'ici une semaine, a précisé Ralf Peters, porte-parole du constructeur.

Avec une puissance de 2,5 mégawatts, elle pourra produire suffisamment d’électricité pour couvrir les besoins de 1.800 foyers. Même si elle reste relativement proche de la côte (500 mètres), c'est la première installation de ce type en Allemagne qui ne peut pas être atteinte à pied, selon la Fédération allemande de l'énergie éolienne BWE.
Les travaux ont commencé à l'automne 2005, avec la construction des fondations à deux mètres de profondeur sous l'eau, nécessitant 550 tonnes de sable, 500 tonnes de béton et 100 tonnes d'acier. Tous les matériaux ont été acheminés par bateau. Le coût total est estimé par Nordex à environ 4 millions d'euros. L'Allemagne est championne du monde de l'énergie éolienne, avec presque un tiers des capacités installées dans le monde. Mais elle accuse du retard dans le domaine de l'offshore comparé à d'autres pays comme le Danemark qui ont déjà installé au large de leurs côtes plusieurs fermes d'éoliennes.
L'éolienne construite par Nordex doit d'ailleurs surtout servir de test, en vue de l'installation dans les années à venir de parcs plus importants.

Source : www.batiactu.com
Par Michel VERNA
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Mardi 14 février 2006
PROJET DE LOI OGM FRANCAIS :
TRANSPOSITION DE LA LÉGISLATION EUROPÉENNE


Au Conseil des Ministres, un projet de loi a été adopté pour se mettre en conformité avec la législation européenne. La procédure légale tient surtout dans la déclaration de la culture, pas sur un accord préalable nécessaire à encadrer ce type de production en plein champs.
Le public sera consulté sur la présence de cultures OGM sur le territoire de son lieu de résidence. Cette consultation sera organisée par des échanges de messages électroniques.
C
ertaines données resteront confidentielles, celles concernant le semencier, l'exploitant, la culture ne sont pas considérées comme accessibles au public.

Un fonds d'indemnisation sera mis en place, il sera versé aux propriétaires de champs environnants, lorsque les cultures seront touchées à plus de 0,9% de la surface cultivée. Ce fonds est mis en place pour cinq ans, le gouvernement pense donc que la culture d'OGM va croître au point qu'il n'y aura bientôt plus de culture naturelle.
Les arguments des opposants n'ont pas été pris en compte, certains estiment que les semenciers sont favorisés au détriment de la Santé publique. Les actions des "faucheurs volontaires" perdront tout ce qui ont fait leur légitimité, se prémunir face à des initiatives qui étaient jusqu'à maintenant d'ordre privé, sous un principe citoyen de précaution. Le projet de loi encadre cette culture, cela lui donne plus de légitimité. OGM : l'Europe condamnée par l'OMC biotechnologies.
Les Etats-Unis, le Canada et l'Argentine, s'estimant victimes du moratoire instauré en Europe,
assimilé selon eux à du protectionnisme, ont eu gain de cause. [09 février 2006]
L'UNION EUROPÉENNE ainsi que six États membres, dont la France, doivent mettre leur réglementation sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) en conformité avec leurs obligations internationales : tel est, en substance, le verdict rendu avant-hier dans la soirée par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en réponse à une plainte déposée en mai 2003 par les États-Unis, le Canada et l'Argentine. Gros producteurs et exportateurs de maïs et de soja transgéniques, ces trois pays s'estimaient victimes du moratoire de fait, institué en Europe à partir de 1998, sur les importations d'OGM et assimilé, selon eux, à du protectionnisme déguisé car ne reposant sur aucune base scientifique probante. Si les gouvernements américain et canadien se sont déclarés «satisfaits», la Commission européenne a minimisé hier les conséquences de la décision des juges commerciaux, en faisant valoir que l'adoption en avril 2004 de la nouvelle législation sur la traçabilité et l'étiquetage des OGM avait mis fin au moratoire et que depuis cette date sept variétés transgéniques d'origine américaine avaient été autorisées en Europe. L'OMC se montre très sévère contre les «clauses de sauvegarde» nationales adoptées entre 1997 et 2000 par l'Allemagne, l'Autriche, la France, la Grèce, l'Italie et le Luxembourg visant à interdire l'utilisation de certains OGM et qui restent encore en vigueur. Ce rapport «intérimaire» de plus de 1 000 pages – que les parties n'avaient pas encore étudié à fond hier – est le plus long jamais rédigé par l'OMC. Il doit être confirmé, d'ici à un mois, par un verdict définitif qui pourra éventuellement faire l'objet d'un appel. Au total, la procédure pourrait se prolonger au moins jusqu'à la fin de l'année.
Par Génération Écologie- 14 Février -
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Vendredi 17 février 2006
LONDRES, LE 9 FÉVRIER (Reuters)

Si rien n'est fait dans les vingt prochaines années pour stopper les émissions de gaz à effet de serre, le monde irait à sa perte, préviennent des scientifiques britanniques.


Pour ces experts, dont le conseiller spécial du Premier ministre britannique, les preuves attestant d'un réchauffement catastrophique de la planète sont aujourd'hui "indiscutables" et l'inaction des politiques "inacceptable".


Le changement climatique est plus grave que nous ne le pensions et nous devons agir maintenant"
, a déclaré Henry Derwent, conseiller spécial de Tony Blair pour les questions climatiques.

Ce cri d'alarme a été lancé lors de la présentation à la presse d'un ouvrage collectif, "Avoiding Dangerous Climate Change" (Eviter le danger d'un changement climatique), auquel ont participé des climatologues, des océanographes, des économistes et des responsables politiques. Pour Rachel Warren, chercheuse au Tyndall Centre for Climate Change Research, le pic d'émission de dioxyde de carbone doit intervenir au plus tard en 2025 sous peine d'une catastrophe. Les températures moyennes relevées à la surface du globe sont déjà supérieures de 0,6°C aux moyennes de l'ère pré-industrielle, a-t-elle dit lundi soir.
Une augmentation supplémentaire de 0,4°C aurait des conséquences catastrophiques : destruction des barrières de corail, inondations en Himalaya et danger de famine pour des millions d'êtres humains.
Si la hausse est de 3°C, la moitié des projections maximales pour ce siècle, alors 400 millions de personnes seront confrontées à la faim, des espèces animales disparaîtront et des maladies comme la dengue prendront des proportions pandémiques.
"Pour éviter tout cela, il faut que les émissions globales atteignent un pic en 2025 puis reculent de 2,6% par an", a-t-elle dit. "Mais même dans ce cas nous serions probablement confrontés à une augmentation de 2 degrés en raison du délai de latence.
Nous devons par conséquent commencer à nous préparer à nous adapter", a-t-elle ajouté.
La première phase du protocole de Kyoto arrive à échéance en 2012, et les négociations pour la seconde phase n'en sont qu'à leurs débuts.
Les États-Unis, premier pollueur de la planète, ont rejeté le protocole et créé un Partenariat Asie-Pacifique pour le développement propre avec l'Australie, l'Inde, la Chine, le Japon et la Corée du Sud.
Par Michel FAURE
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