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ARTICLES 2005

Jeudi 6 janvier 2005
LES PLUS TOXIQUES SONT TOUJOURS AUTORISÉS
EN MILIEU PROFESSIONNEL

(Article du Monde paru dans l'édition du 04.01.05)

Les éthers de glycol ont été lancés dans les années 1930 par la firme Union Carbide. Leur toxicité aiguë était très faible, on a donc considéré qu'ils étaient peu toxiques. Cette toxicité supposée faible, alliée à la propriété remarquable d'être soluble à la fois dans l'eau et dans la graisse, a conduit à les utiliser en grandes quantités comme solvants : dans les peintures à l'eau et les peintures acryliques, dans les vernis, dans les produits de nettoyage, tels que les lave vitres, ou encore comme fluides de coupe en métallurgie ...

Article entier sur le site LE MONDE                             

Envoyé par Michel Verna, Responsable départemental du Val d'Oise
 
Par Article "Le Monde"
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Lundi 24 janvier 2005
LA CONFÉRENCE "BIODIVERSITÉ" S'OUVRE SUR UN CONSTAT EFFRAYANT :
15 589 ESPÈCES RISQUENT L'EXTINCTION
          

Organisée sous l'impulsion de Jacques Chirac, la conférence sur la Biodiversité va se tenir pendant une semaine à l'UNESCO à Paris alors que la France est vivement critiquée par ses partenaires européens pour les retards dans l'application de la directive Natura 2000.
Cette directive de 1991 impose à chaque État-membre de protéger les habitats naturels les plus menacés. Quatorze ans après, et malgré des progrès sensibles depuis quatre ans, la France ne remplit toujours pas ses obligations en raison du rejet des populations des zones concernées.
Quelque 7,7% du territoire sont aujourd'hui protégés pour un objectif de 8,5%. La Cour européenne de justice a condamné la France à plusieurs reprises, et la Commission a menacé le 12 janvier Paris d'une amende.

Avant même l'ouverture de cette conférence, tous s'accordent pour dire que la situation est extrêmement grave : selon l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses ressources (UICN) 15.589 espèces sont menacées d'extinction : un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit et un amphibien sur trois.

Certains évoquent même le fait que la planète traverse la sixième grande crise d'extinction des espèces depuis le début de la vie sur terre, il y a 3,8 milliards d’années. Toutefois, à la différence des cinq crises précédentes et notamment de la dernière qui a entraîné la disparition des dinosaures, il ne s'agit plus de sélection naturelle portant sur la capacité d'adaptation mais bien de la pression de l'activité humaine sur les espèces.

Nicolas Hulot, invité comme grand témoin et surtout comme ambassadeur auprès du grand public dénonce l'arsenal dont l'humanité s'est dotée pour exploiter les ressources naturelles et décrit notre civilisation comme celle du gâchis s'appuyant par exemple sur la constatation selon laquelle pour exploiter la forêt, on fait des coupes à blanc qui épuisent définitivement les sols et empêche toute régénération.

Son amitié avec le président de la République ne l'empêche pas d'écorcher la politique gouvernementale comme il rappelle que la France, très grande donneuse de leçon a quasiment abandonné sa forêt guyanaise et omit de classer la barrière de corail de Nouvelle-Calédonie en réserve de biosphère. Jacques Chirac s'est d'ailleurs engagé à ce que ces dossiers aboutissent rapidement.

Robert Barbault, directeur du département Écologie du Muséum d'histoire naturelle rappelle que les destins de l'homme et de la nature sont indissociables en déclarant pour sa part que l'On n’a pas compris que la nature, c'est nous'' et que ''La déforestation, c'est une catastrophe économique en préparation''. Or ''Toutes les six heures, c'est une surface forestière équivalente à Paris, ville d'accueil de ce nouveau sommet, qui disparaît'', estiment les Amis de la Terre et Greenpeace.

Face à ce constat effrayant, ''la communauté scientifique est fragmentée et n'a pas les moyens de mener les recherches'', estime Michel Loreau, président du conseil scientifique de la conférence.
La biodiversité souffre en effet de n'avoir aucun groupe d'expertise validé par la communauté internationale pour alerter et faire pression sur les chefs d'États et l'opinion. La Convention sur la biodiversité, signée en 1992, n'impose donc pas de cadre contraignant aux États, contrairement au Protocole de Kyoto pour le climat. ''On n'avance pas'', résume Sébastien Moncorps, directeur de l'UICN pour la France.

Même si les chefs d'État se sont engagés en 2002 au Sommet de la Terre de Johannesburg à réduire la perte de biodiversité d'ici 2010, l'objectif est jugé à la fois trop vague et irréaliste par les scientifiques.
La conférence de Paris, organisée en dehors du cadre officiel de négociation des Nations Unies, ne pourra donc rien adopter formellement même si elle pourrait proposer la création d'un groupe d'experts mondial sur la biodiversité, comparable au Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC).

Envoyé par Eric Béhar
Par Actu Environnement
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Lundi 14 février 2005
DES RECOURS COLLECTIFS EN ENVIRONNEMENT
BIENTÔT EN FRANCE ?

En 2005, les ministères de la Justice et des PME, du commerce, de l'artisanat, des professions libérales et de la consommation devraient publier en 2005 les textes permettant d'introduire la possibilité de recours collectifs. Ce qui pourrait modifier les procédures judiciaires en environnement et en santé.
par Claire Avignon

Lors de la cérémonie des vœux de 2005 du 4 janvier, le président de la République française a annoncé, à la surprise générale, la mise en place en 2005 d'une procédure civile de recours collectif équivalente aux "class actions" aux États-Unis. Jacques Chirac n'a parlé que d'actions judiciaires liées à la consommation, mais déjà, les associations de consommateurs et le Conseil national des barreaux (CNB) - l'organisme représentant les avocats devant les pouvoirs publics - demandent l'intégration de l'environnement et de la santé. Il semble en effet bien difficile pour le gouvernement de limiter la loi aux seuls problèmes de consommation.
Aux États-Unis, au Canada et au Brésil, l'environnement et la santé sont devenus des domaines de prédilection des class actions. Troubles du voisinage dus à une pollution locale d'une industrie, problèmes de santé des travailleurs, champs labellisés "bio" contaminés par des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont autant d'affaires réglées par les plaintes collectives.

La mise en place de procédures collectives entraîne des réactions tranchées chez les industriels et les avocats. Car tout le monde pense à l'exemple américain, lequel connaît de nombreuses dérives. "Les montants des dommages et intérêts sont devenus exorbitants, s'indigne Joël Alquezar, avocat à Winston & Strawn, et spécialiste du droit américain.
Certains avocats n'ont plus aucune déontologie. Ils se spécialisent dans les class actions, pour lesquelles ils sont payés par les indemnités et non les honoraires, et ne regardent plus l'intérêt de leurs clients."
D'ailleurs, le président Bush semble décider à restreindre le recours aux class actions. Jean-Guy Lévy, avocat et chargé de ce dossier pour le CNB tempère ces propos: "Il est vrai qu'il existe des dérives aux États-Unis, mais je pense que la législation française devrait se fonder sur le droit canadien, plus proche du nôtre et plus novateur, et où le retour d'expérience est plutôt bon." En outre, le droit français comprend quelques verrous qui devraient permettre de freiner la course aux dommages et intérêts. D'abord, les avocats français ne pourraient pas être rémunérés seulement grâce aux indemnités, ce qui devrait éviter des recours collectifs abusifs. De plus, ce ne sera pas un jury populaire mais un juge qui tranchera. Ce qui signifie généralement des jugements plus mesurés. "À terme, le premier verrou devrait être supprimé, assure Vincent Sol, avocat spécialisé en environnement pour le cabinet Winston & Strawn. Car il est de plus en plus question que l'on aille vers une rémunération des avocats grâce aux indemnisations. Le second devrait toutefois tenir encore longtemps."

Du côté du patronat, ces arguments ne semblent pas rassurer. Après le "principe de précaution", la procédure de recours collectif apparaît comme un nouvel instrument pour enlever toute notion de risque. "Cet événement est une catastrophe pour les entreprises, indique Vincent Sol. Aux États-Unis, 50 entreprises ont fait faillite à cause des class actions liées à l'amiante." Un avis que ne partage pas Jean-Guy Lévy qui rappelle que dans les pays qui utilisent les recours collectifs, 90% des procédures se terminent par une transaction. "Pour éviter une mauvaise publicité aux entreprises, la plupart des affaires vont se terminer par des négociations avec les compagnies d'assurances, estime l'avocat."

Envoyé par Didier Bernard, Responsable de l'Ile-de-France
En savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Class_actions
Par Claire AVIGNON
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Jeudi 10 mars 2005
LE CPP DONNE SON AVIS SUR
LES INCINÉRATEURS D'ORDURES MÉNAGÈRES

Le Comité de la Prévention et de la Précaution (CPP dont les moyens d'actions sont assurés par le ministère chargé de l'environnement, rendu public le 27 janvier dernier son commentaire sur les risques liés aux incinérateurs d'ordures ménagères (UIOM).

Cet avis intervient suite à la demande, le 14 octobre 2003, de l'ancienne de l'Écologie et du Développement Durable, Madame Roselyne BACHELOT.
En effet, Madame BACHELOT avait demandé au CPP d'examiner la publication récemment parue de l'étude épidémiologique de Floret et Al ** et d’émettre des recommandations sur la conduite à tenir pour les usines d'incinération en fonctionnement.
Les personnalités scientifiques du CPP, après l'écoute de divers spécialistes, ont rassemblé leurs conclusions et leurs recommandations dans une brochure de 54 pages.
Leurs recommandations reviennent à replacer la question des incinérateurs des ordures ménagères en France au sein de la politique globale de gestion des déchets.
Cette politique devrait s'articuler autour des 6 axes suivants :
  1. la prévention,
  2. le renforcement de la réglementation et du contrôle de la conduite des installations,
  3. le développement de la recherche,
  4. la surveillance environnementale et des populations,
  5. l'optimisation des filières de traitement
  6. et une politique participative ambitieuse d'information et de sensibilisation du public et des acteurs afin de favoriser leur implication dans les processus décisionnels.
D'après le CPP, pour promouvoir une politique de prévention, il est absolument nécessaire que soit mise en place, sans retard, une politique ambitieuse destinée à stopper l'augmentation du volume de déchets, lequel ne cesse de croître à un rythme soutenu depuis 30 ans. Des mécanismes plus contraignants devraient être prévus dans un deuxième temps si cela s'avère insuffisant, à l'instar de nos voisins (Irlande, Allemagne…), qui ont instauré, par exemple, une taxe sur les emballages plastiques, précise t-il.
La mise en conformité des UIOM doit être poursuivie et les directives européennes concernant les déchets d'équipements électriques et électroniques devraient être mises rapidement en application. La réglementation actuelle sur les émissions doit être améliorée et les conditions de formation et d'habilitation des personnes conduisant les UIOM devraient être renforcées
Il n'est pas normal que la France, où la prise de conscience des pouvoirs publics concernant l'impact des rejets environnementaux des UIOM a été très tardive, comparativement à plusieurs voisins européens, soit également en retard pour faire appliquer cette réglementation, à l'instar de ce qui a été observé pour l'amiante, souligne t-il.
Le CPP recommande qu'un effort significatif des pouvoirs publics soit fait pour développer ou inciter à développer le recueil de données de base et la recherche dans le domaine de la gestion des déchets. Développer la recherche est également indispensable afin de mieux connaître et comprendre les conséquences environnementales et sanitaires des rejets des UIOM (ou d'autres installations de gestion des déchets), selon lui.
L'Institut national de Veille Sanitaire (InVS) avait d'ailleurs indiqué dernièrement qu'une étude nationale sur l'impact des rejets dioxine de plus de 900 personnes vivant à proximité de huit incinérateurs d'ordures ménagères (OM) représentatifs du parc d'UIOM en France.
Par ailleurs, le comité souhaite que les sites concernés par la pollution d'anciens incinérateurs (ou d'incinérateurs polluants encore en activité) soient répertoriés et cartographiés et les informations correspondantes mises à disposition de tous, à commencer par les pouvoirs publics et les propriétaires, usagers et riverains de ces sites. Les variabilités du fonctionnement des UIOM devraient être recensées et les conséquences sur les rejets mieux identifiés et la surveillance de l'environnement autour des UIOM impérative.
De plus, plutôt que le choix massif du quasi-tout incinération qui a prévalu en France ces dernières années, le CPP recommande qu'une démarche d'optimisation des filières tenant compte des différentes solutions techniques disponibles, soit privilégiée.
Enfin, le CPP considère que derrière la question de l'acceptabilité sociale des incinérateurs se profile la question plus large de la gestion des déchets en général.
Au-delà de ces 6 axes, si les scientifiques se permettent de dire qu'il existe un risque lié à l'impact sanitaire des incinérateurs, la quantification de cet impact est difficile à évaluer. En effet, se pose le problème de l'individualisation de l'effet d'une source et du temps de latence de l'apparition d'un cancer. Les impacts des incinérateurs actuels aux normes étant difficiles à analyser.
La fédération France Nature Environnement (FNE) s'est d'ailleurs félicité de ce constat et précise qu'elle continuera à aller à contre courant en demandant que l'incinération reste marginale.
Les usines d'incinération des ordures ménagères (UIOM) sont au nombre de 130 en 2004. En 2002, la quantité totale de déchets produits en France atteignait 625 millions de tonnes (Mt), dont 375 Mt venant de l'agriculture et de la sylviculture, 105 Mt des entreprises (dont 11 Mt de Déchets Industriels Dangereux (DID), 100 Mt des mines et carrières (déchets inertes), 31 Mt des ménages et 14 Mt des collectivités.
La moyenne nationale des quantités de déchets ménagers et assimilés produits par les Français était d'environ 552 kg par an et par habitant en 2000, en progression constante depuis 1985 (289 kg par an et par habitant).

*Créé par arrêté ministériel du 30 juillet 1996, le CPP, présidé par le professeur Alain Grimfeld, est composé de 19 personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l'environnement et de la santé. Ses missions sont de contribuer à mieux fonder les politiques du ministère de l'environnement sur les principes de précaution et de prévention, à exercer une fonction de veille, d'alerte et d'expertise pour les problèmes de santé liés aux perturbations de l'environnement et à faire le lien entre, d'une part, les actions de recherche et la connaissance scientifique et, d'autre part, l'action réglementaire.

** Cette étude (Floret N, Mauny F, Challier B, Arveux P, Cahn JY, Viel JF. Dioxin emissions from a solid waste incinerator and risk of non-Hodgkin lymphoma. Epidemiology 2003; 14 (4): 392-8.) concluait à l'existence d'un risque augmenté de développer un lymphome malin non hodgkinien pour les personnes résidant à proximité de l'incinérateur d'ordures ménagères de Besançon.

Envoyé par Raymond CHAUMONT
Par Raymond CHAUMONT
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Jeudi 10 mars 2005
LA RECONSTITUTION DES STOCKS DE POISSONS APPAUVRIS
EST UN IMPÉRATIF INCONTOURNABLE


Dans un rapport biennal sur la situation mondiale des pêches et de l'aquaculture (nommé SOFIA), publié lundi, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'inquiète de l'appauvrissement des stocks de poissons dans les océans.
L'organisation indique en effet, que l'on assiste depuis les années 50 à une baisse systématique de la proportion des stocks ichtyologiques marins ayant un potentiel d'accroissement de la production, parallèlement à une augmentation des stocks surexploités ou appauvris.
Selon le rapport, 3% des stocks marins sont sous-exploités et 21% sont modérément exploités et pourraient supporter des accroissements limités de la pêche et des récoltes. Par contre 52% sont pleinement exploités, ce qui veut dire que les prises ont atteint leur rendement maximal constant.
Ainsi, l'intensification de la pêche de ces stocks ne donnerait pas lieu à des récoltes durables supplémentaires et nuirait à la reproduction qui tomberait à des niveaux dangereusement bas.
Enfin, les 24% restants sont surexploités (16%), épuisés (7%), ou en voie de reconstitution (1%). Certains de ces stocks sont déjà soumis à des mécanismes d'aménagement rigoureux.
Sept des dix premières espèces ichtyques marines - qui représentent environ 30% de toutes les pêches de capture - sont pleinement exploitées ou surexploitées, indique le rapport.
Les régions aux stocks ichtyques les plus appauvris sont notamment l'Atlantique du nord-est, la Méditerranée et la mer Noire, suivies de l'Atlantique du nord-ouest, de l'Atlantique du sud-est, du Pacifique du sud-est et de l'Océan austral.
La FAO indique qu'il est urgent de rétablir les stocks appauvris et d'éviter l'épuisement des stocks encore sains en diminuant significativement ou en suspendant temporairement la pêche dans les pêcheries surexploitées, en réduction la dégradation des environnements sous-marins et en remettant en état les habitats endommagés.
La restauration des stocks appauvris à des niveaux de biomasse satisfaisants d'ici 2015, but fixé au Sommet mondial sur le développement durable de 2002, représente un défi de premier plan, selon le SOFIA.
Pourtant et en dépit de ces problèmes, la SOFIA fait encore remarquer que la production halieutique mondiale a atteint un nouveau record de 133 millions de tonnes en 2002, en grande partie grâce à l'accroissement de la production dans les exploitations piscicoles.
La part de la production halieutique mondiale attribuable à l'aquaculture a progressé de 25,8 à 29,9% entre 1998 et 2002. Durant la même période, la production des pêches de capture a augmenté de 6,3%, tandis que la production aquacole a grimpé de 30%. L'essentiel de la croissance des pêches de capture a eu lieu entre 1998 et 1999, tandis qu'elle est demeurée généralement stable depuis 2000.
La consommation de poisson est en augmentation, de 93,6 millions de tonnes en 1998 à 100,7 millions de tonnes en 2002, assurant 20% des apports moyens en protéines animales par habitant de 2,6 milliards d'êtres humains.
La FAO estime que la consommation mondiale de poisson (pour l'alimentation humaine et animale) pourrait s'établir à 179 millions de tonnes d'ici à 2015, soit un relèvement de 47 millions de tonnes par rapport à 2002. L'essentiel de cette nouvelle demande devra être satisfait par l'aquaculture, qui pourrait assurer 39% de la production halieutique totale en 2015. Mais l'essor de l'aquaculture ne minimisera pas l'importance des améliorations des pratiques actuelles et de l'aménagement des pêches, ajoute-t'il.
La 26ème session du Comité des pêches de la FAO (COFI) qui se tient cette semaine au siège de l'Organisation abordera les enjeux d'aménagement que posent les nouvelles pratiques de pêche, la prise en compte des contributions potentielles à la pêche durable des zones marines protégées et les moyens de relancer la pêche dans les pays frappés par le tsunami.
Plus de 300 participants, y compris des délégations gouvernementales, des représentants d'autres organismes des Nations Unies et des observateurs d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales de près de 50 pays se retrouveront à cette occasion pour examiner les questions soulevées dans le SOFIA.
* Site Web : http://http://www.fao.org/documents/show_cdr.asp?url_file=/docrep/007/y

Envoyé par Raymond CHAUMONT

 
Par Raymond CHAUMONT
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